Dimanche 6 mai 2012 7 06 /05 /Mai /2012 18:24

À la veille des élections législatives du 6 mai, le gouvernement grec a multiplié les paroles et les actes xénophobes pour tenter de détourner le débat des réalités économiques.

 

Après la série de rafles dans le centre d'Athènes depuis celle du 28 mars, le premier des nouveaux camps pour étrangers s'est ouvert le 29 avril, avec l'arrivée d'un premier groupe de 56 étrangers, suivi d'un second de 164 personnes. Ce camp est destiné à accueillir un millier de personnes, et il est le premier d'une série de trente dont l'aménagement est prévu principalement dans d'anciennes bases militaires.

 

Le prétexte donné par le gouvernement pour justifier cet enfermement de grande échelle est de protéger la population grècque des risques de maladies colportées par les étrangers. Ces camps sont donc destinés en premier lieu aux malades, aux consommateurs de drogues illicites, aux personnes vivant dans des conditions insalubres. Ce sont donc les plus pauvres et les plus vunérables des exilés qui seront enfermés là.

 

Les conditions inhumaines et dégradantes qui règnent dans les centres de rétention grecs ont été dénoncés bien avant la crise, y compris par la Commission européenne, pourtant peu regardante en matière de droits de l'homme, et de droits de migrants en particulier.

 

Toute une partie de la population grècque sombre dans la misère, et Médecins du Monde nous décrit la multiplication des cas de malnutrition, de personnes se nourrisant à la soupe populaire ou en faisant les poubelles. Lesystème de santé grec est en pleine décomposition du fait des coupes budgétaires.

 

Que vont être les conditions de vie dans ces camps où vont être entassées en premier lieu des malades et les personnes les plus vulnérables ?

 

Qu'est-ce qui est en train de se passer à nouveau en Europe, sous nos yeux ?

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Mercredi 25 avril 2012 3 25 /04 /Avr /2012 12:11

L'an dernier, la Bulgarie a donné la nationalité bulgare à plus de 20 000 ressortissants des pays voisins. Cette année, elle continue sa recherche de candidats à la nationalité.

 

Elle connait en effet une situation paradoxale : pays d'émigration, elle en vient à manquer de main d'œuvre dans certains secteurs. Les émigrant étant principalement des jeunes, sa démographie s'en ressent.

 

D'autres pays connaissent une situation analogue, et cherchent des solutions en terme d'immigration. La Pologne vient ainsi de procéder à d'importantes régularisations, tandis que le débat revient régulièrement en Roumanie.

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Mercredi 25 avril 2012 3 25 /04 /Avr /2012 11:30

Comme les autres pays de l'Union européenne, la Slovénie met en place des mesures d'austérité. Ainsi, une diminution de 15% du traitement des fonctionnaires.

 

Le ministre de l'intérieur annoncé la diminution de moitié de l'allocation des demandeurs d'asile, et il promet qu'il n'y aura pas de « traitement de luxe » pour eux.

 

Il n'y a que quelques dizaines de demandeurs d'asile en Slovénie, la mesure ne présente donc aucun intérêt budgétaire. Par contre, l'allocation, qui était au niveau du revenu minimum légal, soit 230 €, une fois passée à 115 € ne permettra plus de vivre.

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Mercredi 25 avril 2012 3 25 /04 /Avr /2012 10:34

Le gouvernement grec annonce un plan de construction de 30 centres de détention pour étrangers en situation irrégulière, d'une capacité de 1000 places chacun.

 

Ce plan pharaonique, comme les rafles spectaculaires intervenues récemment dans le centre d'Athènes, répondent à la menace de pays dont la France de demander l'exclusion de la Grèce de l'Espace Schengen si elle ne prenait pas de mesures plus fortes contre l'immigration irrégulière.

 

L'union européenne est prête à soutenir financièrement le projet, et semble oublier dans ce domaine ses exigences d'austérité budgétaire.

 

Les oppositions viennent des organisations humanitaires et de solidarité avec les migrants, mais aussi des régions et des communes qui ne veulent pas de ces centres sur leur territoire.

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Vendredi 13 avril 2012 5 13 /04 /Avr /2012 10:10

Étrange région que les Balkans au regard de l'Union européenne. Région ayant vocation à s'intégrer à l'Union, mais pour l'instant morcelée et morcellement aggravé par l'UE au nom des enjeux migratoires et de surveillance des frontières.

 

La Grèce est menacée d'expulsion de l'Espace Schengen, au moment où l'émigration de sa population va reprendre sous l'effet d'une crise économique aggravée.

 

La Bulgarie et la Roumanie font partie de l'Union européenne, mais pas de l'Espace Schengen, et l'accès de leurs ressortissants au marché du travail est limité dans la plupart des autres pays de l'UE.

 

L'ancienne Yougoslavie, éclatée entre la Slovénie membre de l'Union européenne et de l'Espace Schengen, se retrouvant pays d'entrée sommé de surveiller sa frontière avec la Croatie ; la Croatie qui elle va intégrer l'UE en 2014 ; la Bosnie elle-même divisée suite aux accords de Dayton ; la Serbie ; le Monténégro ; le Kosovo dont la Serbie ne reconnaît pas l'indépendance ; la Macédoine à laquelle la Grèce ne reconnaît pas le droit de s'appeler Macédoine. Pays qui sont sommé par l'Union européenne de mettre en place un système d'accueil des demandeurs d'asile, de participer à la politique européenne de lutte contre l'immigration clandestine, mais aussi de s'opposer à l'émigration de leurs propres ressortissants.

 

L'Albanie enfin, elle aussi pays traditionnel d'émigration.

 

La question de l'émigration à partir de la région se cristallise autour de la question de Rroms, et si la France s'acharne plus particulièrement sur ceux de Roumanie et de Bulgarie, d'autres pays comme l'Allemagne renvoient massivement ceux de Serbie, du Kosovo et de Bosnie qui ont passé parfois plus de 10 ans sur son sol.

 

Tandis que le passage entre la Grèce et l'Italie s'est considérablement réduit et que les exilés traversent les Balkans vers l'Europe centrale, aucun pays de la région n'a mis en place un système d'asile permettant l'intégration des personnes, le jeu de Dublin II et des accords bilatéraux de réadmission fait de la région un piège à migrants, à commencer par ceux qui pourrait accéder à une protection internationale et qui sont empêchés d'accéder aux pays susceptible des les accueillir.

 

Comble du cynisme, des pays comme la Serbie sont sommés de retenir et de sanctionner ceux de leurs ressortissants qui pourraient se rendre dans l'Union européenne pour y demander l'asile. L'expression « faux demandeurs d'asile » est devenue indissociable dans le discours des politiques et des médias.

 

 

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Par exilesengrece
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