Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 07:53

Alors que les violences racistes continuent, Médecins du Monde se saisit de l'exemple d'un jeune Afghan de 14 ans sauvagement agressé à la sortie du métro d'Athènes :

http://www.medecinsdumonde.org/Presse/Communiques-de-presse/A-l-International/Grece.-Attaque-raciste-trente-points-de-suture-au-visage-d-un-enfant-afghan-de-14-ans.-Medecins-du-Monde-s-indigne-et-se-mobilise-contre-la-xenophobie

 

Mais la violence que fait régner l'Aube dorée dans la rue ne concerne pas seulement les étrangers, mais aussi les homosexuels ou les militants de gauche :

http://www.rue89.com/2013/05/19/grece-plus-courant-les-attaques-couteau-baton-a-matraque-electrifiee-242450

 

 

Partager cet article
Repost0
Published by exilesengrece
25 mai 2013 6 25 /05 /mai /2013 21:07

Le ministre grec de l'intérieur, Nikos Dendias, a annoncé que la surveillance des camps de rétention grecs serait confiée à des compagnies de gardiennage privées. La surveillance des frontières et les mesures de sécurité dans les ports et les aéroports sont un immense business, à la fois pour les fabricants d'équipements tantôt simples et inusables, comme les barbelés, tantôt de plus en plus sophistiqués, et pour les compagnies de gardiennage. Quand on connait la sensibilité de l'Union européenne au lobbying, on peut penser que la très lucrative fermeture des frontières a de beaux jours devant elle.

 

 

Partager cet article
Repost0
Published by exilesengrece
21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 10:19

Suite à l'augmentation des crimes et délits racistes, le gouvernement avait proposé une nouvelle loi durcissant les sanctions prévues. Ce texte avait suscité des doutes, la législation existante n'étant de toute façon pas appliquée.

 

Mais il contenait aussi certaines ambiguïtés, comme la formulation « incitation à la haine et à la lutte », qui pouvait aussi bien viser les luttes sociales, nombreuses dans le contexte actuel. Ou le délit de refus de reconnaissance de génocide, que l'Aube dorée pourrait utiliser à propos de l'expulsion des Grecs d'Asie mineure après la Première guerre mondiale.

 

Le gouvernement a finalement choisi de retirer le texte.

 

 

Partager cet article
Repost0
Published by exilesengrece
12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 15:36

Sur le blog du Monde diplo, un article sur le quartier de Kumkapi, carrefour des migrations à Istanbul :

 

http://blog.mondediplo.net/2013-05-03-Kumkapi-avant-de-passer-la-frontiere

 

 

Partager cet article
Repost0
Published by exilesengrece
10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 19:16

Suite aux nombreux rapports concernant l'augmentation alarmante de la violence xénophobe, le gouvernement grec a annoncé le vote d'une nouvelle loi aggravant les sanctions à l'encontre des propos et des actes racistes.

 

Mais une législation existe déjà : elle n'est tout simplement pas appliquée.

 

Une analyse sur le blog Okeanews :

 

http://www.okeanews.fr/20130508-grece-un-renforcement-de-la-loi-contre-le-racisme-ou-un-ecran-de-fumee#axzz2SsY7dVga

 

Partager cet article
Repost0
Published by exilesengrece
9 mai 2013 4 09 /05 /mai /2013 19:06

Un beau reportage photo de Alessandro Penso sur les adolescents exilés en Grèce :

 

http://www.fotovisura.com/user/Penso/viewfullpage/adolescence-denied

 

 

Partager cet article
Repost0
Published by exilesengrece
3 mai 2013 5 03 /05 /mai /2013 14:16

Un témoignage d'une visite dans le poste police de Drapetsona, au Pirée :

 

"Je me sens obligé de parler de ce que j’ai vu hier au commissariat de police de Drapetsona au Pirée. Je ne sais pas de quelle autre manière aider mes prochains et j’aspire à ce que vous y contribuiez tous en partageant ce témoignage.

 

Après le passage à tabac de détenus  par des policiers de ce  poste de police, et comme ces  détenus, l’ont eux même confirmés,  cela, en réaction à la  grève de la faim qu’ils avaient débutée et après la tentative de suicide de l’un d’entre eux, réfugié palestinien âgé de 28 ans, Ibraim Faraz, nous, citoyens actifs du Pirée avons organisé hier 27 /04/13 une manifestation de protestation et de solidarité.

 

Lorsque nous sommes arrivés devant le poste de police de Drapetsona, le commissaire se mit devant les CRS, qui s’étaient alignés,  pour nous parler.  Il autorisa l’entrée  d’un groupe de cinq personnes pour communiquer avec les détenus dans leur cellule.  

 

L’image à laquelle nous avons été confrontés alors était insupportable : dans la cellule d’enfer du poste de police, d’environ 70 m2,  100 personnes  y étaient entassées, enfermées là depuis 9 mois, depuis le début de l’opération « Xenios Dias » (« Zeus hospitalier »), qui  fait référence au dieu protecteur des étrangers. Il s’agit en  réalité d’un plan de ramassage et de détention des migrants en situation irrégulière.

 

Ceux-ci sont  détenus sans droit de promenade, sans  voir le soleil ou respirer l’air pur (rappelons qu’il s’agit d’un poste de police), dans des conditions d’hygiène lamentables, ils souffrent  de maladies de peau et autres dues à leurs conditions de détention et sont désespérés, au bord du suicide. Personne ne pourrait rester là 9 mois, ni même 9 heures.

 

J’ai honte et j’ai la rage en moi. J’ai honte et j’ai la rage envers ces policiers qui les frappent ainsi que les détenus nous l’ont rapporté. Ce  que, bien entendu, le commissaire nie.

 

J’ai supporté ce que me disaient leurs yeux tristes et désespérés, j’ai supporté de parler avec le commissaire qui tentait de se justifier, en disant qu’il essaie de maintenir un équilibre entre son humanisme et les ordres de Monsieur Dendias, qui est l’unique responsable, selon lui de la situation du poste de police de Drapetsona et de tous les postes de police du pays.  Mais je me suis effondré, lorsque j’ai vu devant moi un homme lacérer sa chair et se couvrir de sang de haut en bas, comme l’unique solution qui lui était venu à l’esprit, dès qu’il nous vit, afin de sortir de cet enfer où il est détenu et torturé depuis 9 mois.

 

J’ai pleuré et pour que les détenus ne me voient pas (ce ne sont pas des détenus eux,  s’il y a un enfer, ces hommes le vivent sur terre), je suis sorti de la cellule et pour ne pas leur transmettre ma propre tristesse, je me suis mis à crier sur les policiers et psychologues que le ministère avait envoyé, à cause de notre mobilisation.

 

Vous n’êtes pas des êtres humains, leur ai-je crié. Ici, toute forme de Droit de l’Homme est bafouée et vous me parlez de la bureaucratie qui vous empêche de mettre en place des toilettes (actuellement, 2 pour 100 personnes) et d’un effort d’équilibre entre votre ’’Humanisme’’ et les ordres que vous recevez. Mais de quel effort parlez-vous donc, leur ai-je dit, si vous étiez des Hommes, si vous aviez la moindre trace de sensibilité en vous, vous auriez parlez  autour de vous de ce qui se passe ici, si vous étiez des hommes vrais, avec une grand H,  vous auriez remis votre démission et fait en sorte que  ces actes criminels cessent .J’ai perdu mon sang froid et suis sorti de cet endroit. 

 

S’il y a des policiers, commissaires, psychologues ou  autres travailleurs sociaux qui ont du jugement et de l’humanité et lisent ce que j’écris, ils doivent prendre leurs responsabilités et se doivent de  réagissent.  Nous constituons l’Etat ; nous  et non ceux qui donnent des ordres. Mais si en fin de compte,  l’Etat est si irresponsable c’est parce que nous, qui le constituons, sommes aussi devenus inhumains.

 

Le commissaire du poste de police a annoncé au détenu qui s’était automutilé qu’il serait libéré, comme cela s’est produit avec le Palestinien qui avait tenté de se suicider. Quel message a-t-il ainsi fait passer ?!  D’ici, vous sortirez uniquement si vous tentez de vous suicider et si vous êtes chanceux,  peut-être qu’ils arriveront à vous sauver à l’hôpital. 

 

Si seulement tous pouvaient pénétrer dans l’enfer de Drapetsona et dans d’autres endroits similaires dans notre pays pour voir, parler et affronter le regard des milliers de nos semblables qui endurent cette torture à nos côtés, ils descendraient chaque jour dans la rue.

 

Ces faits se déroulent dans tout le pays, à la suite de l’opération du gouvernement appelée ‘’Zeus hospitalier’’.

 

Nous devons tout faire pour cesser cette absurde opération. Monsieur Dendias (Ministre de la Protection du citoyen), qui n’y connait visiblement rien en histoire, devrait savoir que Xenios Dias,‘’Zeus hospitalier’’, était le dieu protecteur des étrangers dans la Grèce antique et que l’hospitalité constituait un devoir sacré de tout Grec ancien. Ce n’était pas ce dieu-là qui les jetait dans des cachots, les enfermait et leur ôtait même la possibilité de voir la lumière du jour. Cette opération nous fait honte en tant qu’Hommes, elle fait honte à notre Civilisation et notre Histoire.

 

Nous demandons:

 

- que soient libérés du cachot de Drapetsona tous les immigrés – victimes de l’appellation erronée ‘’Xenios Dias’’

 

- que cesse immédiatement l’opération inhumaine ‘’Xenios Dias’’ qui fait honte à notre Civilisation et notre Démocratie, faisant de la couche la plus fragile de notre société, les réfugiés et les immigrés, des victimes expiatoires. 

 

Giorgos Karystinos
Traduction: Maroussa Diacoyannis"

Partager cet article
Repost0
Published by exilesengrece
30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 20:33

À la suite à de nouvelles expulsions de Rroms les 22 et 23 avril, le Centre européen pour les droits des Rroms publie un communiqué qui reprend la situation :

 

 

"Serbie, des familles à l'avenir incertain, un an après leur expulsion forcée du quartier informel de Belvil

Budapest, Belgrade, 26 avril 2013 – Un certain nombre de familles rom vivent toujours dans des conditions insalubres et dégradantes, une année après avoir été expulsées de force de leur quartier de Belgrade.

Praxis et le Centre européen des droits des Roms mettent au jour la situation de nombreux Roms expulsés de Belvil, qui ne disposent pas d'un logement adéquat ni ne bénéficient d'un soutien dans le processus d'intégration.

Les ONG appellent aussi les autorités serbes à cesser les expulsions forcées et à trouver des solutions positives et durables pour toutes les personnes expulsées.

Il y a un an, approximativement 1.000 Roms ont été expulsés de force du quartier proche de Belvil. Des Roms avec une adresse enregistrée à Belgrade, à peu près la moitié du nombre des personnes expulsées, ont été réinstallés dans des containers en métal dans la ville. L'autre moitié, 133 familles rom, ont été forcées de retourner dans leur lieu de résidence permanente antérieur.

La plupart des familles sont reparties vers des municipalités pauvres et petites, du sud de la Serbie. A Niš, les autorités locales ont fourni à trois familles un logement dans un entrepôt abandonné, où ils ont dû rester trois mois sans accès l'eau, et huit mois sans électricité.

Les familles continuent de vivre dans des conditions très difficiles et non-hygiéniques, incompatibles avec les normes internationales adéquates, comme cela a été souligné par la Commission pour la protection de l’égalité, l'an passé.

De plus, toutes les familles affectées à Niš sont dans une insécurité d'habitation; aucune de ces familles n'a reçu le moindre document formel régulant leur séjour dans les logements qui leur ont été proposés par les autorités locales. Cela les rend vulnérables à de potentielles nouvelles expulsions.

Les Roms réinstallés à Belgrade ont généralement de meilleures conditions que ceux qui ont été envoyés vers le sud, cependant certaines ont fait l'objet d'attaques. Le 1er mai 2012, près de 15 à 20 individus masqués ont attaqué le quartier de Jabučki Rit, où ont été déplacés certains des résidents de Belvil. Les hommes masqués ont crié des slogans racistes comme "La Serbie aux Serbes, les Roms hors de Serbie" et ont dessiné une svastika sur l'un des containers en métal habité par des Roms.

Les expulsions forcées continuent de se produire à Belgrade, malgré les normes internationales des droits de l’Homme. Depuis avril 2012, au moins 27 familles (101 hommes, femmes et enfants) ont été expulsés des quartiers informels de Belgrade, ce qui inclut l'expulsion des résidents des quartiers de containers, sur base de critères que la Commissaire à la protection de l'égalité a considérés discriminatoires.

ERRC et Praxis accueillent les efforts de la Ville de Belgrade et la Commission européenne pour trouver des solutions de logement durables et adéquates pour les roms expulsés qui ont été placés dans des containers à Belgrade. Les autorités doivent également agir pour fournir un logement approprié aux Roms qui ont été envoyés dans le sud de la Serbie.

Le gouvernement et les autorités locales doivent cesser les expulsions forcées, adopter le cadre légal sur les expulsions en lien avec les droits humain internationaux, et avec l'aide de la communauté internationale, sécuriser des ressources suffisantes pour garantir la mise en oeuvre du droit à un logement adéquat, particulièrement pour les groupes vulnérables, ce qui inclut les Roms.

Le communiqué de presse est également disponible en serbe (Srbija: Romske porodice se suočavaju sa nesigurnom budućnošću godinu dana od prinudnog iseljenja neformalnog naselja Belvil).

Pour plus d’informations: Sinan Gökçen, European Roma Rights Centre, sinan.gokcen@errc.org, +36.30.500.1324 et Danilo Ćurčić, juriste, Praxis, danilo.curcic@praxis.org.rs+381.11.344.4482.

Source : Serbia families uncertain future one year after forced eviction of Belvil informal settlement, Roma Buzz monitor, 27 avril 2013. Traduction: Dragan Grcic."

Partager cet article
Repost0
Published by exilesengrece
29 avril 2013 1 29 /04 /avril /2013 19:29

Les accords de réadmission entre l'Union européenne et la Serbie ont servi de cadre au retour de près de 9000 personnes ces sept dernières années, principalement d'Allemagne, de Suisse, de Suède et du Danemark. Une grande partie sont des Rroms. Certains ont passé plus de dix ans dans la pays d'accueil, certains y ont été scolarisés et ne parlent pas le Serbe. Certains n'ont plus rien en rentrant en Serbie, et se retrouvent hébergés de manière précaire par la famille ou les amis, ou à la rue. Les renvois se font souvent sans discernement, puisqu'on a vu arriver des mineurs non accompagnés ou des malades qu'il a fallu emmener de l'aéroport en ambulance.

 

Ce chiffre de 9000 personnes en 7 ans représente en fait très peu par rapport aux quelques centaines de milliers de Serbes partis travailler à l'étranger, principalement dans l'Union européenne. Comme pour les Rroms roumains et bulgares, on met le projecteur sur une minorité visible – Rroms, demandeurs d'asile rebaptisés « faux demandeurs d'asile », pour masquer la réalité des travailleurs précaires et sans statuts venus des Balkans et exploités en Europe du nord et de l'ouest.

 

 

Partager cet article
Repost0
Published by exilesengrece
29 avril 2013 1 29 /04 /avril /2013 10:23

La Roumanie pas vraiment pris conscience qu'elle est devenue un pays d'immigration, qu'elle en subit déjà les turpitudes.

 

78 femmes venues des Philippines assignent ainsi leur employeur devant la justice. Recrutées aux Philippines par un intermédiaire, elles y ont signé un contrat de travail prévoyant notamment des conditions de salaire et de temps de travail. Arrivées en Roumanie, elles ont signé un nouveau contrat avec leur employeur direct, rédigé en partie en Roumain, langue qu'elles ne comprenaient pas. Salaire inférieur de moitié, volume horaire gonflé, non paiement des heures supplémentaires, elles sont exploitées dans un pays qu'elles ne connaissent pas. Des chauffeurs de taxi congolais, recrutés à Kinshasa, se sont trouvés dans une situation semblables. Ces deux affaires sont connues parce que les travailleurs immigrés ont pu accéder à la justice.

 

Plus de 2 millions de Roumains ont quitté le pays pour aller travailler à l'étranger. Certains secteurs ont donc eu recours à une main-d'œuvre immigrée, parfois dans des conditions douteuses. Avec l'aggravation de la crise économique, les possibilités d'immigration se sont néanmoins restreintes fortement ces toutes dernières années.

 

 

Partager cet article
Repost0
Published by exilesengrece