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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 22:59

Des projections – débat sont prévues avant et pendant le camp No Border, dans plusieurs localités voisines.

 

Stit est un village à la frontière turque par où des exilés entrent en Bulgarie. Certains d'entre eux vont directement se rendre à la police, sans doute pour demander l'asile. La population croise quasi quotidiennement ces entrants sans pouvoir communiquer avec eux. C'est la première fois qu'une occasion s'offre à elle pour en débattre.

 

A Pastrogor, un centre d'accueil vient d'être construit et doit ouvrir en septembre. Une bonne quarantaine de personnes viennent à la projection – débat, on y vient avec les enfants. Un documentaire porte sur les migrants bulgares aux Pays-Bas. Les gens sont partagés entre la compréhension et l'inquiétude devant ces inconnus qui vont arriver au village. De fait le centre accueillera presque autant de personnes que le village n'a d'habitants. Ils soulignent qu'on ne leur a pas demandé leur avis, et que c'est la première fois qu'on vient en discuter avec eux.

 

À Ljubimec, la projection a leu en plein air, près d'une fête foraine. Du coup une grande majorité d'enfants, peu d'adultes, beaucoup de militants No Border ce qui intimide pour le débat à la fin. À Ljubimec, il y a un centre de rétention.

 

Très peu de monde par contre à Svilengrad, où le débat s'en trouve du coup écourté.

 

BG-aout-2011-Svilengrad.jpg

Svilengrad

 

La dernière projection a lieu à Siva Reka, le village accueillant le camp. Décalée pour permettre aux gens de rentrer des champs, elle attire finalement quinze à vingt villageois. La discussion a du mal à partir après les documentaires, mais un Grec parlant bulgare lance finalement le débat qui devient très animé.

 

La manifestation à Svilengrad permet d'investir la zone piétonne et de créer le contact avec la population, dans la mesure où la barrière de la langue le permet, tandis que celle devant le centre de rétention de Ljubimec permet la rencontre avec des habitants du quartier rrom situé juste en face.

 

Au total, un bon contact, même si la rencontre ne semblait pas toujours évidente, et No Border semble avoir laissé une image positive.

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Published by exilesengrece